Graphisme

  • #identité visuelle
  • #design

La vied’un graphiste freelance

Ces chanceux ont la vie bien belle

La vie d’un graphiste freelance. Un rêve ?

 

Tout d’abord, je ne prétends pas parler au nom de tous les créatifs en freelance. En effet, il est question ici de parler des idées reçue et donc d’aborder des généralités, ce qui vient exclure le cas par cas.

Ainsi, commençons par le commencement. Un graphiste freelance, c’est un créatif à son compte. Celui qui est son propre patron. Il peut décider de passer ses journées chez lui en pyjama toute la journée. En fait, il est comme tous ceux qui sont leur propre patron ! Ensemble, on va voir qu’il y a de quoi faire un petit debunk.

 

 

Je suis mon propre patron !

 

Ah ! Crois-tu ?! Dans la réalité des choses, un freelance propose des services, des prestations ou des produits. Exactement comme une entreprise employant plusieurs personnes finalement. Ainsi, la différence est qu’un freelance est « seul ». Il n’aura pas à suivre les ordres ou les recommandations d’un manager ou d’un « patron ». Oui, c’est factuellement vrai. Mais, évidemment il y a un mais, croire que la vie d’un graphiste freelance c’est se libérer d’une autorité au-dessus de soit n’est pas tout à fait juste. En effet, un client c’est comme un patron à qui en plus, on doit expliquer les nuances du métier de créatif. Aussi, là ou un patron au-dessus de soi peut être amené à prendre de grandes responsabilités, ici, c’est au freelance qu’incombe cette tâche.

 

C’est décourageant !

 

Ah, on vient de me dire que je suis pessimiste ! Voyons, je ne vois ni tout blanc ni tout noir. Ces quelques mots peuvent sembler défaitistes, mais caches bien des surprises. Tout d »abord, expliquer son métier n’est pas un problème pour des passionnés. Le plus difficile reste de trouver les mots pour se faire comprendre. Donc, si je dis « maintenant il reste à transférer votre site sur votre FTP et activer let’s encrypt », je doute que la personne qui m’écoute m’écoute encore longtemps ! Ici, on retrouve donc le principe du « peach elevator ». Autrement dit, comment exprimer un concept le plus rapidement et le plus clairement possible. C’est une pratique très utile pour un freelance, ça lui permettra d’être plus sûre de lui. Ainsi, ce travail permet de tenir des discours plus claires face à un client et lui permettre d’être parti prenante du projet. D’ailleurs, à ce propos…

 

Un freelance travaille seule et quand il veut !

 

Franchement, ce ne serait pas un peu triste ? Plus haut, je parlais des parties prenantes. En effet, ces simples deux mots prouvent qu’un freelance n’est jamais seul. Alors, il existe très probablement des prestataires qui travaillent seuls dans leur coin et relèvent la tête seulement au moment de livrer les travaux finis. Entre nous, il y a de fortes chances pour qu’ils se retrouvent à devoir faire un grand nombre de retouches. Pourquoi ? Parce qu’un client à le droit de s’exprimer et c’est le devoir d’un prestataire que de l’écouter. Mais aussi, de le faire parler !

Au bout d’un certain temps, une freelance est capable de « traduire » les demandes d’un client même si celui-ci ne s’exprime pas clairement. C’est un peu un sixième sens qui s’éveille si je puis dire. ^^ Et quel bonheur que de pouvoir aider des personnes porteuses de projets dans leur aventure !

 

Un freelance fait toujours la même chose.

 

Oui, à force de faire toujours la même chose, la créativité disparaît… Elle laisse place à une grande lassitude, ce qui conduit à un travail bâclé.

Quel sarcasme ! C’est tout l’inverse ! En effet, lorsqu’un client vient vers un graphiste freelance pour réaliser ses besoins, il lui demande de réaliser un bout de rêve. Une concrétisation de son imagination, de son message, de ses valeurs et de ses intentions. Autant vous le dire, mais vous vous doutez bien que peu de monde partagent la même imagination, message, valeur ou intentions.

 

Chaque nouveau projet est une invitation à voyager dans un rêve

 

Ah, on me dit cette fois que je suis idéaliste ! C’est pas faux (comme dirait un philosophe connu sous le nom de Perceval le Gaulois). Tous les projets menés par un freelance ne sont pas une aventure RPG dans le monde des Toupoutou (quoi que…). La difficulté se trouve partout. Mais, surmonter un obstacle avec profession alisme, empathie et bienveillance donne presque envie de se retrouver de nouveau devant l’adversité. Enfin, vous avez probablement vu où je veux en venir, chaque projet est non seulement un voyage dans le monde d’un client, mais aussi une introspection dans la vie d’un graphiste freelance. Ainsi, les hauts et les bas vont de pair et forment les armes d’un moral qui tend de plus en plus vers la confiance en soi et d’un point de vue émotionnel compatissant envers les clients.

 

(L’amour pour épée, l’humour pour bouclier. Bernard Werber).

 

Enfin, un freelance à mes yeux passe son temps à réaliser ses propres rêves en aidant ceux qui ont besoin de lui pour participer à réaliser les leurs.

 

Un freelance passe moins de temps à travailler qu’un salarié.

 

Alors, là, je n’ai pas d’inspiration pour une quelconque blague. Il se trouve qu’il est minuit trente-neuf au moment où j’écris ces lignes parce qu’à contrario du titre de ce paragraphe, j’ai maintenant l’inspiration et le temps. J’avais le choix entre regarder ma série du moment « Victoria » (fallait bien que je la regarde quand même) et écrire ces lignes.

Donc, j’ai choisi d’écrire ces lignes car demain, arrive plusieurs phases de retouches de logos que je vais devoir effectuer sur toute ma journée. Ensuite, on sera samedi. C’est le printemps, je dois m’occuper de mon jardin et commencer mon potager (parce que je n’ai plus le temps de faire les courses… Non, là je plaisante).

 

Je pense qu’on a compris la suite

 

Bref, l’organisation est primordiale dans la vie d’un graphiste freelance. C’est le principe d’ambivalence naturel des choses après tout. Là où on trouve de nouveaux avantages, on pourra y trouver de nouveaux inconvenants. Personnellement, je suis heureuse du choix que j’ai fais; celui d’être à mon compte pour tous les points vus ensemble auparavant. Pourtant, je n’ai jamais autant travaillé de ma vie. Bien que j’ai pu vendre du poisson sur les marchés, travailler dans les champs de tabac ou faire de la pose de papier-peints dans de nombreuses résidences. Encore, travailler à la plonge et au service en restauration, être hôtesse lors d’inaugurations automobiles nocturnes. Mais aussi, faire le service des rayons jouer d’un supermarché pendant noël, être régisseuse d’hébergement. Sans omettre; travailler pour  l’éducation nationale en classe spécialisées pour enfants handicapés moteur ou pour les hôpitaux publics en médecine nucléaire. Pour finir, en tant que régisseuse de tournage publicitaire pour la télévision, c’est ce travail qui me demande le plus de temps.

 

Où veux-tu en venir en disant ça ?

 

Oui, je peux paraître vouloir étaler mes expériences passées, mais non, c’est une analyse comparative personnelle (et je n’ai rien à cacher, je suis même heureuse d’avoir pu voir tous ces différents milieux). La vie d’un graphiste freelance commence dès le réveil, quand vous programmez votre journée, gérez les imprévus et ce, jusqu’à la fin de la journée de travail. Ensuite, il faut s’occuper de soi-même. Personne ne fera votre communication à votre place. Et vous savez ce qu’on dit, les cordonniers sont les moins bien chaussés. En effet, il faut prendre le temps de faire pour soi ce que l’on propose à ses clients quand on est graphiste freelance. Sans omettre de travailler à élargir son réseau, rencontrer de nouvelles personnes et constituer des partenariats.

 

Finalement, c’est quoi un graphiste freelance ?

 

Et bien, c’est un passionné qui veut proposer au monde ses talents et vivre de ce qui le fait vibrer. C’est aussi une personne qui brave les administrations françaises parfois compliquée pour continuer son activité sereinement. Il est aussi celui qui doit apprendre à parler de lui, même s’il est réservé de nature. Aussi, c’est un aventurier qui découvre de nouvelles façons de voir le monde avec chacun de ses clients. Enfin, c’est une personne qui essaye de donner le meilleur de soi-même et qui se sent un peu plus accompli à chaque fois qu’un client lui sert la main satisfait.

 

Je n’ai pas envie de faire ma promo en proposant un lien vers mes tarifs après ces mots qui viennent du cœur. Je vous invite plutôt à voir une série de création autours du mot « free » pour « freelance » !

 

J’y vais !

 

 

Vous souhaitez me contacter parce que vous n’êtes pas du tout d’accord avec ce que j’ai écrit plus haut ? Je vous y encourage ! 🙂

 

Oui!