Petite Gueule, Grand Talent

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Parole degraphiste Studio Nidée

La parole donnée aux créatifs

Où en sommes-nous aujourd’hui ?

 

La création visuelle est devenue un élément de surconsommation. Aujourd’hui une création visuelle quelle qu’elle soit est noyée dans la masse de millions d’autres. Réussir à se démarquer totalement est devenu un challenge, d’autant plus que désormais, certaines entités changent d’identité comme on zappe de chaîne TV.

 

De surcroît, n’importe qui s’octroie aujourd’hui la possibilité de vous créer un logo ou un site et se revendique « graphiste » même quand il n’en est rien.

 

 

 

Qu’en est-il justement de la digitalisation de nos métiers aujourd’hui et des plateformes de services ?

 

C’est la fameuse grande question du moment ! On entend partout les professionnels du design graphique s’inquiéter du futur de leurs métiers. Sauf que si l’on se renseigne sur l’histoire de nos professions, cette question ne date pas d’hier. Toutes les générations, tous les mouvements culturels que le design graphique a traversé, sont emprunts de ces doutes véhiculés.

 

Pour ma part, je pense qu’il faut simplement savoir prendre du recul. Via la digitalisation, nombreux sont les sites qui dévalorisent nos métiers en proposant des prestations à coûts (vraiment) très bas. Mais de mon point de vue, si un client refuse votre devis jugé « trop cher », soit c’est que ce client n’éprouve pas une véritable estime du métier et ne sait pas reconnaitre le travail à fournir et la créativité qui en résulte, soit qu’il ne mesure pas toute l’importance de bons supports de communication disposant des bons designs et véhiculant les bons messages.

 

On ne veut donc pas travailler avec ce client : qu’il se tourne vers des solutions autres, moins onéreuses certes, mais peut être moins appropriées.

 

 

 

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Que pouvons-nous imaginer pour demain ?

En terme de créativité, l’intelligence artificielle permettra certainement à ces différentes plateformes qui génèrent d’affreux logos à 5€, de s’améliorer. Cependant, il manquera toujours un paramètre des plus importants : l’émotion.

 

Or depuis 4-5 ans, l’émotion est la clé de la communication. Il suffit de regarder quelques spots publicitaires et on se rend compte d’emblée que l’affect est au cœur des campagnes. Idem pour les marques : les storytelling sont tous axés sur l’émotion générée chez le client. C’est pourquoi je ne suis pas inquiète quant à l’avenir des métiers de la création visuelle. Comme j’en parle dans mon blog Ethique Graphique encore tout jeune, le métier va s’intensifier, devenir plus compliqué certes, mais la clientèle va s’affiner et seuls les clients qui ont foi en nos valeurs et nos compétences travailleront avec nous. Qui dit nouvelle ère, dit nouveaux challenges !

 

 

 

 

 

 

 

Juliette Boncoeur de Studio Nidée

 

J’ai démarré mon parcours créatif assez jeune avec un bac en Arts Appliqués, puis un BTS en communication visuelle option design graphique, édition et publicité à l’école Estienne. Là-bas, j’ai développé une passion pour les motifs, ce qui m’a conduite vers une licence en Management et production textile afin d’en apprendre les rudiments et de pouvoir concilier print et textile. Après quelques années de salariat où en tant que designer graphique ou chargée de communication j’étais amenée à travailler des aspects de la communication digitale, j’ai choisi d’effectuer une formation professionnelle qui condense en 6 mois un master en marketing digital et Community management pour compléter mes compétences et mes acquis. Ainsi je peux désormais travailler à 360° sur le projet d’une entreprise : aussi bien sur les supports print, que digitaux ou textiles.

 

Aujourd’hui mon statut est donc celui de directrice artistique puisque je manage des projets dans leur entière globalité. Autrement dit, je ne suis pas « seulement » reléguée à la partie
créative. Je conseille aussi ma clientèle sur les supports, les médias, les fournisseurs, leurs stratégies, etc. En tant que micro-entrepreuneure, je suis actuellement freelance indépendante et n’ai pas encore de collaborateurs au quotidien.

 

En Juin dernier j’ai lancé mon studio créatif, et j’espère donc monter une équipe dans les années à venir. En attendant je travaille de temps à autre avec des designers partenaires sur divers projets plutôt axés design graphique ou produit.

 

 

L’avantage d’être son propre patron, et sans salariés pour le moment, c’est qu’il n’y a pas de journée type. Pas de métro boulot dodo : on peut choisir de se lever tard, d’aller faire une exposition en plein après-midi et de travailler toute la nuit en contrepartie.

 

 

Bien souvent cependant, la journée commence vers 9h et se termine aux alentours de 19h30. Ça c’est valable pour les journées tranquilles : lorsqu’il y a des rush et des urgences, il ne faut pas compter ses heures et ne pas être à cheval dessus, il faut parfois bosser très tard ! En étant indépendante, il faut montrer un réel intérêt pour la créativité, la rigueur et surtout l’organisation. Personnellement j’utilise un maximum de tableaux de gestion, de to-do list, d’outils de programmation et je me créée des planning project et des planning
éditoriaux !

 

Il faut aimer la « recherche » aussi : recherche de clients, de fournisseurs, de benchmark concurrentiels, etc. Mais surtout aimer bosser, bosser et encore bosser, tout en sachant combiner vie pro et vie perso, que la première ne prenne pas le pas sur la seconde… Enfin, il ne pas être trop fragile face à la critique ou face aux imprévus. Ces derniers points ont été parfois très compliqués pour ma part, mais on apprend toujours de ses erreurs, c’est ce qui fait souvent le plus évoluer en finalité. Et c’est un des points que j’apprécie le plus en étant DA indépendante, c’est cette évolution constante tant sur la gestion du quotidien, de l’administratif et des clients, que sur les techniques et les innovations de notre secteur.

 

 

 

 

 

 

Quelques créations fortes en leçon !

 

Je parlais tout à l’heure d’imprévus, et de ce point de vue là, un de mes projets m’a particulièrement marqué ! C’était la création d’une identité visuelle pour un entrepreneur dans le bâtiment. Il voulait entre autre un logo mais sans savoir précisément quoi, et je n’avais donc quasiment pas de brief, hormis une simple gamme de couleurs. Après des heures de recherches et maintes propositions de faites sans jamais réussir à le convaincre, j’eu l’idée de lui demander ce qu’il ne voulait absolument pas. Habituellement on demande
aux clients de se prononcer sur leurs envies mais cette fois-ci, c’est la demande inverse qui fut payante !

 

 

Un véritable déclic pour le client (et pour moi)

 

Puisqu’il voulait en fait s’affranchir de tous les codes traditionnels du bâtiment afin de se démarquer à 100% de ses concurrents. Et effectivement, le processus créatif s’enclencha tout seul suite à cette révélation. Depuis, j’ai pris l’habitude de demander à mes clients ce qu’ils veulent mais aussi ce qui les rebute pour tomber plus juste et ne plus perdre de temps !

 

Sur un autre registre, j’ai été assez décontenancée par le nombre de prospects ou de clients qui en définitive n’y connaissent vraiment pas grand-chose sur les métiers du design graphique. Bien souvent ils pensent que nos tarifs ne sont pas justifiés puisqu’ils n’en connaissent pas la teneur exacte. On a beau décomposer les tâches et les séquences sur nos devis, en vérité, c’est décrire la part du chiffre qui s’envole en charges, en cotisations, en mutuelle, en matériel et en droits d’auteur qu’il faut leur expliquer pour rendre le coût final plus concret. C’est tous ces points là que je veux absolument aborder sur Ethique Graphique et sur le site du Studio Nidée car j’ai été assez surprise que même des grands groupes nationaux avec qui j’ai pu être en contact, soient surpris que j’ai inclus cette mention sur mon devis.

 

Jamais aucun des freelances avec qui ils travaillent n’avait formulé et facturé de droits d’auteur !!! En conclusion, c’est devenu crucial de revaloriser et surtout de dépoussiérer nos métiers ainsi que les droits et les devoirs qui en découlent, tout aussi bien côté professionnel créatif que côté client. C’est véritablement une notion que je veux réussir à faire valoir, j’y met un point d’honneur !

 

 

 

 

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